Tous ceux qui suivent nos aventures ne seront vraiment pas étonnés de cette récidive tout en balcon en amont du Rocher de St-Pierre puisqu'elle était clairement annoncée sur la fiche de notre précédente visite
le mardi 7 décembre dernier. L'Ours, ayant cette fois prévu un itinéraire entièrement sur sentiers confortables et balisés pour la Marmotte à l'exception d'une simple digression pour revoir le Mont Soleil, dans le seul but de lui éviter de devoir nous attendre trop longtemps au rendez-vous du pique-nique quelque part vers Rousset, c'est avec la ferme intention de trouver un passage au plus facile et au plus court pour la traversée du profond ravin du Torrent des Beynets par un itinéraire en sens inverse du précédent qu'il a initié cette nouvelle version.
Comme notre Ours ne saurait rien faire à demi, nous avons commencé par revenir à l'excellent coin panoramique de notre précédent pique-nique, pour ensuite tenter la jonction avec l'amont du Rocher de St-Pierre en restant le plus possible sur les vires à chamois entre la végétation et les premières falaises avec la plus extrême prudence afin d'éviter tout dérapage incontrôlé sur les gravillons. D'ailleurs, peut-être par excès de prudence, nous n'y sommes que partiellement arrivés en privilégiant par moment le passage par les broussailles pas toujours des plus amicales et avons ainsi court-circuité le passage par le Mont Soleil sans grand intérêt touristique.
La montée et le tour de la tête cotée 1053m, au Sud de Chauvet est du point de vue panoramique une véritable splendeur dont on aurait bien tort de se priver, d'où la profonde déception qu'avait exprimée l'Ours la fois précédente justifiant ce rapide retour sur les lieux. Fidèle à son savoir-faire pour avoir la quasi-certitude de ne rien rater, nous sommes volontairement descendus bien trop bas sur la crête Sud-Est, avant de remonter en écharpe sur une vingtaine de m pour venir tangenter la limite ONF de Chauvet de manière à rester le plus à découvert possible de la végétation, tout en négociant une descente en écharpe en utilisant au mieux les raides ravines terreuses, caillouteuses, entrecoupées de mini-barres rocheuses, sans se laisser entraîner trop rapidement sur les falaises de la rive droite du Torrent des Beynets. En suivant la principale sente à chamois (je souhaite bien du plaisir à tous ceux comme moi qui n'ont pas l'expérience de l'Ours pour la reconnaître !), comme par miracle, nous sommes facilement arrivés dans le lit du torrent à sec, pour remonter directement en face par la même sente toujours aussi bien marquée, perpendiculaire au talweg qui rejoint pile-poil l'extrémité du champ cultivé au Nord-Ouest du grand pylône de la nouvelle LTHT, dont il suffit de rejoindre le pied en restant scrupuleusement en bordure du champ, MERCI de respecter le travail de nos agriculteurs.
Juste pour l'anecdote dont le sujet a beaucoup animé notre conversation pendant le pique-nique : il était tout juste 11h quand la Marmotte appelle l'Ours par radio :
- j'arrive au Col de Pré du Laus ! où en êtes-vous ? je descends directement sur Rousset ou pas ?
- Oh là, comme nous sommes repassés au coin pique-nique de décembre et arrivons juste au sommet du Rocher de St-Pierre, je pense que nous ne pourrons pas être à Rousset avant 12h30 au mieux, envisage donc une bonne variante avant si tu ne veux pas trop attendre.
- OK, je vais voir de quel côté je peux faire une petite boucle !
Quand nous arrivions au carrefour de la cote 1001m de la Condamine :
- il est 12h11, je viens de m'installer sur le banc de l'aire aménagée de Rousset, où en êtes-vous ?
- c'est tout bon, nous avons réussi sans encombre la traversée directe du ravin et sommes sur les grandes pistes du retour, nous devrions te rejoindre dans 15 à 20 mn !
- c'est parfait pour ma petite sieste apéritive !
Vous en connaissez beaucoup vous des accompagnateurs dotés d'un tel sens de l'itinéraire et de l'estimation et du respect de l'horaire ?
- Eh oh ! faut quand même pas trop exagérer ! j'ai eu, comme souvent, beaucoup de chance !
- C'est-y pas beau ça ?! c'est bien nous qui en avons le plus de la chance !!!
Pour le reste nous croyions bien connaître, sauf qu'il nous a encore déniché une bien belle nouveauté avec le très beau sentier des Traverses :
- il est en tiretés noirs sur la TOP 25 de l'IGN et n'a pas l'air de franchir le Torrent de Trente pas, mais bon ça m'étonnerait que nous ne trouvions pas une solution !?
Alors, quelle n'a pas été notre agréable surprise de constater que son départ est parfaitement balisé par un beau poteau directionnel à ses deux extrémités, qu'il est quasi-horizontal avec de bien belles perspectives sur le ravin du Torrent de Trente Pas.
Par contre, avec notre final en roue-libre, nous sommes passés à côté de la Mairie de Rousset (aux Celliers !) sans voir qu'il nous suffisait d'en traverser l'esplanade très bien aménagée pour rejoindre le Duster garé sur le parking devant la Salle du Conseil Municipal et ainsi avons réalisé un tour de quartier parfaitement inutile : c'est bien connu, les Ours n'ont pas le sens de l'itinéraire en zone urbaine !
Mais, quoi qu'il en soit, encore une originale et bien belle randonnée à notre actif même si, chargée de boucler au plus court le tour de Champ Eyraud par la magie de la trace de son projet enregistrée sur mon SM, je me suis fait charrier, car notre premier passage par le Col de Pré du Laus n'était pas au programme; ce dernier prévoyant la montée directe par les tiretés noirs de la Top 25.