Complètement désorientés par cet étrange début de saison estivale qui ne ressemble à aucun autre précédemment vécu et face à notre manque de fleurettes alors qu'avec une pelouse alpine autant arrosée nous avions imaginé assister à une explosion florale digne d'un grand feux d'artifice, c'est la fleur au fusil que nous sommes repartis pour cette nième visite à l'alpage de Chérine.
L'Ours incapable de faire deux fois le même itinéraire nous a pour l'occasion concocté le réaménagement (Trace du Projet) à sa sauce de notre précédente version du
6 septembre 2023 pour lequel nous avons été 4 à répondre à son invitation, Jocelyne et Patrice déjà fins connaisseur de la bête, Solenn en version découverte, la Marmotte ayant ce jour là de nouvelles activités artistiques estivales.
Comme souvent nous avons bénéficié de bon nombre d'opportunités qui nous ont permis de profiter pleinement de cette ô combien sympathique journée de pleine nature :
- notre départ très matinal, nous permettant de passer la zone des travaux de la sécurisation de la falaise en amont de la Pousterle avant sa fermeture journalière durant les heures ouvrables des intervenants,
- le maintien d'une proportion sécure de la route de Florins après son impressionnent effondrement suite aux dégâts des eaux calamiteux de décembre dernier,
- le maintient surplace du pont malgré son affaissement d'un bon m suite à l'affouillement de son assise en rive droite (faute de quoi compte tenu du débit du Torrent des Palps nous aurions dû faire demi-tour et choisir un autre objectif pour la randonnée du jour,
- le soulagement d'avoir trouvé un cheminement sans réelle difficulté sur une pente à près de 45° pour notre accès direct à la Crête des Alpets.
Après de plus sérieuses réflexions il apparait désormais clairement que l'épicentre des précipitations catastrophiques de décembre dernier étaient bel et bien centré sur le vallon de Risoul avec un débordement au-delà des crêtes se limitant à celles de l'alpage de Chérine; sinon comment expliquer que la dévastation réalisée par la crue du Torrent des Alpets soit aussi bien circonscrite au secteur des Florins à partir d'un bassin versant limité à ce petit alpage tandis qu'au contraire la crue du Torrent des Palps, forcement de bien plus faible intensité est restée limitée à son lit, alors que la superficie de tout le Vallon de Valbelle est au moins de 5 à 6 fois supérieure ? un heureux concours de circonstance dont personne ne se plaindra et surtout pas nous qui avons pu profiter du pont et constater que rien de bien méchant n'avais affectée l'amont de cette vallée.