Le Piolit, 2464m, encore ! Eh oui, ce fut la surprise du jour puisque l'Ours qui prévoit toujours un bonus au panorama le plus attrayant possible n'avait pas osé le mettre au programme, nos ami(e)s Jocelyne et Patrice en manque d'entraînement n'étant, la veille, même pas sûrs de parcourir le circuit proposé jusqu'au Col de Chorges ?!
Alors quelle ne fut pas notre agréable surprise de les retrouver fringants comme des jeunes premiers à presque piaffer derrière le pas modérateur et cadencé de notre plantigrade de service qui a plus d'un tour dans son sac. Nous permettant d'arriver toujours frais et pimpants à la deuxième traversée du Torrent du Courou où Patrice commenta pour Jocelyne notre exploration en aller-retour en raquettes de la partie amont de son canyon avant d'en descendre par le fond la partie aval en mars 2019, suscitant la réflexion suivante de l'Ours :
- comme nous sommes en avance, que vous me paraissez plus en forme qu'annoncé, seriez-vous intéressé(e)s par l'exploration de ce court canyon ?
- ô oui, mais en sommes-nous capables ?
- je n'en sais rien, je n'y ai jamais mis les pieds hors neige, je m'avance et vous ferai signe si ça me paraît praticable !
C'est ainsi que, moyennant quelques pas d'escalade faciles, nous avons fait un peu de gym et avons été comblés par le dépaysement, et ce d'autant plus que la crainte de devoir désescalader a vite été dissipée lorsque nous avons constaté qu'une salvatrice sortie par le haut était bien plus aisée que redoutée, nous permettant de rejoindre le sentier balisé et parfaitement bien tracé du Col de la Pourrachière par une fort agréable divagation pastorale sur l'alpage de Haute Selle. Mais non, je plaisante ! notre trace n'a rien d'une divagation, bien au contraire : suivant un art d'un naturel déconcertant, l'Ours met à profit toutes les circonvolutions du terrain permettant de minimiser pente, dénivelé et distance. Résultat, la rude croupe de Bonaparré grimpée en modérato et sa crête suivie piano, l'Ours ne fut guère surpris d'agréablement entendre, même sans ses prothéses auditives, Jocelyne et Patrice s'interroger sur l'opportunité de monter jusqu'au sommet de cette pyramide aux lignes si pures qu'arbore notre cher Piolit; mais le voyant continuer sans se retourner :
- Alain, as-tu entendu que Jocelyne et Patrice aimeraient bien grimper au Piolit ? Je pense que vous allez le faire en poursuivant sur cette crête Nord-Est, mais comme nous y sommes passés jeudi dernier, moi je vais vous attendre sur le sentier de la crête Est.
- Oui, si c'était avec Patrice seul, mais avec Jocelyne, je préfère passer en aller-retour par le sentier de la crête Est, ainsi nous pourrons le faire sans nos sacs, c'est toujours ça de moins.
- ô mais dans ce cas je préfère vous accompagner !
Et voilà comment l'Ours et moi nous sommes retrouvés au sommet du Piolit le mardi après y être passés le jeudi précédent ! avec malheureusement une visibilité médiocre au Sud à cause du sable saharien atmosphérique pour nos ami(e)s et tout particulièrement Jocelyne puisqu'il s'agissait d'une première, BRAVO ! De là-haut nous avons assisté à l'arrivée de la Marmotte au Col de Chorges pour notre point de rendez-vous au premier abri qu'elle trouverait pour nous attendre.
Cette dernière, ayant trouvé le sentier d'évitement des cabanes particulièrement désagréable par son côté caillouteux parce que taillé à la mini-pelle-mécanique en plein milieu des pierriers, en cette saison, après le pique-nique, l'Ours nous a invité(e)s à passer par l'alpage complètement grillé bien plus confortable pour les petites pattes de la Marmotte, l'esprit tranquille puisqu'en l'absence des troupeaux nous étions à l'abri de l'agressivité des chiens de protection.
Comme il fallait s'y attendre, nous sommes passés par les cabanes pour aller longer le bord de la falaise du Rocher de la Chabane et avons poursuivi par la traversée à niveau du ravin sous la crête Nord-Est de la Pointe de la Pourrachière suivie d'une diagonale descendante sur une sente à moutons et les restes d'un ancien sentier en perdition pour rejoindre le bon sentier balisé du balcon de la Rouanne en aval du Serre des Naïs que nous avons allègrement suivi jusqu'à notre retour sur la trace du matin, et retour parking ravis enchantés par cette bien belle randonnée partagée au point que nos ami(e)s nous informaient que, si le lendemain ils n'étaient pas perclus de courbatures, ils seraient partants pour notre traditionnelle randonnée du jeudi alléchés par le sentier super-cool de la Crête du Lauzet côté Clot Besson proposé par l'Ours.
Le panoramique à 360° annoté depuis le sommet du Piolit, offert par Topo Rando Montagne
(à noter que pour une lecture plus confortable et précise, un simple clic sur l'image ouvre un zoom dynamique)
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